A propos des reamenagements pastoraux dans notre milieu



Publié le: 2007-06-26 14:47:13

Comme vous le savez, c’est depuis plus d’un an que le Comité sur l’Avenir des Paroisses de Bordeaux-Cartierville (CAP) été créé, à la demande de notre Évêque, dans le but de faire des recommandations de scénarios pour revoir l’organisation administrative de notre Unité pastorale. Il y avait 11 participants représentant toutes les paroisses (sans compter les prêtres et le facilitateur). Le comité a tenu sept réunions (entre avril 2006 et avril 2007), dans un esprit spirituel et en essayant de réfléchir à la mission de l’Église. Les membres du Comité avaient un temps de prière à chacune des réunions et des textes de réflexion étaient proposés entre les réunions. (Après chaque rencontre, un résumé du contenu des discussions a été publié dans le feuillet paroissial).
Au fil de leurs rencontres, les membres du CAP ont procédé en trois étapes. La première étape du comité a consisté en une réflexion sur la mission de l’Église. À cet effet, les membres ont exprimé, en quatre points, leurs rêves pour l’Église de Bordeaux-Cartierville : 1) une Église ouverte au monde et sur le monde ; 2) Une Église vivante, invitante et fraternelle ; 3) Une Église qui fait connaître Jésus et donne le goût de Jésus ; 4) Une Église dont l’équipe pastorale est constante et qui a des administrateurs pour l’administrer. À cette première étape, les membres du CAP ont aussi établi quelques critères pour les aider à choisir un scénario d’organisation des paroisses. Voici les principaux critères qui ont été choisis : Vitalité pastorale (= favoriser la présence d’activités vivantes et de comité qui fonctionnent bien dans les paroisses); disponibilité du personnel pastoral (s’assurer qu’il y ait du personnel pastoral suffisant par rapport aux exigences de la mission).
La deuxième étape de la démarche du comité a consisté à regarder concrètement la réalité de ce qui se passe dans les paroisses. Les membres du comité ont fait plusieurs recherches pour bien comprendre la réalité du milieu : statistiques sur la population, statistiques sur les nombres de pratiquants et les nombres de sacrements, état des finances, des ressources humaines, des bâtiments, des activités, etc. Leurs recherches ont permis de faire quelques constats: 1) il y a une baisse majeure de la pratique religieuse ; 2) il y a des inquiétudes réelles par rapport aux finances ; 3) il y a, sans conteste, un vieillissement et une diminution majeure du nombre de prêtres, etc.
La troisième étape de la démarche du comité a consisté à étudier des scénarios d’aménagements pastoraux pour l’Unité pastorale. Les membres ont examiné les 4 scénarios suivants : a) Statu quo (avec certains aménagements pour améliorer la collaboration entre les paroisses) ; b) deux paroisses et quatre lieux de culte ; c) une paroisse avec quatre lieux de culte ; d) une paroisse avec fermeture d’église. Ils ont analysé les avantages et inconvénients de chacun de ces scénarios, en tenant compte de la réalité du milieu, de la mission de l’Église et des critères de discernements définis lors de la première étape de leur démarche. Sur base de tout ce qui précède, la quatrième étape de la démarche du comité a consisté à faire un choix de scénario et à prévoir les suites à donner. Après délibération, les membres du CAP ont choisi le scénario C : une paroisse, quatre lieux de culte.
Le 30 mai dernier, le CAP a présenté les conclusions de ses assises aux membres des quatre Conseils de fabrique de notre Unité pastorale. Après discussions, les marguilliers se sont prononcés favorablement. Dans les jours qui ont suivi (26 juin, 27 juin, 9 juillet et 10 juillet 2007), ils ont convoqué quatre assemblées spéciales des paroissiens, pour exposer l'ensemble de la situation aux paroissiens, demander leurs commentaires et obtenir leur vote. Les résultats compilés ont montré clairement que les paroissiens présents étaient en faveur du scénario C (une paroisse, quatre lieux de culte) proposé par le CAP: Sainte-Odile (74%);Saint-Joseph-de-Bordeaux(85%);Notre-Dame-des-Anges (80.5%); Notre-Dame-du-Bel-Amour (72%). Mais un problème s'est posé, les marguillers et paroissiens de Notre-Dame-des-Anges ayant posé une condition à leur vote à savoir que leurs (500 000$) soient gérer, après la fusion des quatres paroisses, par un comité spécial. Il a donc fallu demander l'avis du Cardinal Jean-Claude Turcotte, Ordinaire de Montréal. Et puisque ce dernier n'a pas accepté cette condition posée par la fabrique Notre-Dame-des-Anges, le Conseil de fabrique a été informé de la décision. Dans les jours qui viennent, il doit pour ainsi dire se concerter, avant de convoquer encore une fois l'assemblée spéciale des paroissiens.
 Les prochaines étapes de nos réaménagements pastoraux dépendront donc de la décision des paroissiens de Notre-Dame-des-Anges. Dans l'immédiat, en attendant cette décion, nous allons commencer à former un comité de transition qui réfléchira sur les différentes les détails concrets de ce qui se passera après la fusion. Pour les paroisses qui formeront unité, c’est-à-dire une seule paroisse et une seule fabrique et quatre lieux de culte, trois  paroisses se dissoudront pour se rattacher à la quatrième paroisse qui acceptera de les intégrer. Un nouveau nom pourra être donné à la nouvelle paroisse unifiée; cependant, chaque église gardera son ancien nom. Le choix du nom de la nouvelle paroisse pourra faire l’objet d’un concours. Un nouveau conseil de fabrique composé de cinq membres sera formé et chacun des membres proviendra du territoire des anciennes fabriques. Par ailleurs, si la paroisse NDA refuse tout compromis, la nouvelle unité sera alors réduite à trois lieux de culte dans une paroisse réunifiée. Pour la paroisse NDA qui aura ainsi refusé l’unité, les services seront alors dispensés par un prêtre visiteur et des agents de pastorale selon la disponibilité de telles ressources et NDA défrayera les coûts de ses services.

Prions pour que le Seigneur nous accompagne.

Jean-Chrysostome Zoloshi, curé.