Les jeunes, ça change pas le monde… sauf que…
J’entends souvent des adultes dire que les jeunes sont irresponsables, sans avenir et que les jeunes de jadis étaient beaucoup mieux. Quoi de plus révoltant pour une jeune de 16 ans comme moi que d’entendre ces propos ? D’après moi, les jeunes de 2007, sont beaucoup plus que ça. Je sais très bien que certains semblent n’avoir aucune envie de prendre leur vie en main et d’en faire quelque chose de bien, mais il y a les autres...
Toutes les fins de semaines, le Centre des Jeunes sur la rue Bois-de-Boulogne est envahi par une quarantaine de jeunes. Pourquoi ? Pour faire le point sur leur vie, pour rencontrer des amis(es), pour découvrir qui ils sont et pour vivre une expérience de foi. Mais assez parler des jeunes en général, voyons un cas en particulier… le mien.
Depuis 6 ans déjà, je participe aux camps de pastoral de Gilberte. Au début, en sixième année, j’y suis allée parce que tout le monde y allait, pour voir comment c’était. J’ai trouvé au camp, ce que je ne trouvais pas ailleurs. Le camp, c’est pour moi une occasion rêvée de me recueillir, de faire le point, de voir où s’en va ma « petite vie ». Tout au long de la fin de semaine, à l’aide d’ateliers, de plénières, d’activités, j’apprends à mieux me connaître et à mieux connaître les autres.
Quand je regarde en arrière, je me rends compte que c’est en grande partie à cause des camps que je suis rendue où je suis. Avec tout le bagage que j’ai accumulé au camp, j’ai franchi des obstacles qui me semblaient pourtant insurmontables. Les camps m’ont fait prendre conscience que toutes les choses matérielles peuvent s’envoler un jour, mais les valeurs solides et les qualités du cœur, elles, ne pourront jamais nous échapper. Selon moi, je me prépare un avenir solide en découvrant qui je suis vraiment et en apprenant à accepter et à respecter ce que je découvre. Les camps m’ont appris qu’on doit s’aimer et se respecter avant de pouvoir aimer et se faire aimer. Ils ont aussi fait la lumière sur quelqu’un qui est maintenant devenu mon ami… Jésus.
J’espère que vous, qui lisez ces quelques mots, vous avez pris conscience que des jeunes qui travaillent pour un monde meilleur et pour se bâtir un avenir solide, ça existe. Ouvrez l’œil, je suis certaine que vous rencontrerez des jeunes qui vous surprendront.
Marie-Pierre Cournoyer
